Les dessous de l’iceberg BOOST en 2020

Celles et ceux qui me connaissent, le savent, j’adoooooore finir une journée, un week end, une année avec un petit bilan. Pendant la fin d’année, j’ai donc pris un certain plaisir à en lire un paquet sur LinkedIn. Et en même temps, il y a quelque chose qui m’a gêné. Beaucoup de bilans étaient très (voire trop) flatteurs, peu proposaient un regard critique et quasiment aucun évoquait des échecs.

J’ai donc décidé de vous dévoiler le mien sans artifice, sans filtre, la fameuse partie immergée de l’iceberg que beaucoup d’entre nous préfèrent laisser sous l’eau.

Car il y a bilan et bilan

Ou plutôt il y a autocongratulation et introspection. L’un s’attarde exclusivement sur les réussites, l’autre se penche aussi sur les échecs et donc les apprentissages. Dans l’un, on liste tout ce qu’on a pu faire ; dans l’autre, on tente d’analyser ce qu’on a pu apprendre. L’un est bourré de chiffres, l’autre est un paquet de réflexions. L’un se veut sensationnel, l’autre est authentique. L’un est publique par nature, l’autre est plus intime. L’un est dit haut et fort, l’autre est trop souvent occulté. L’un parle de la partie émergée, l’autre creuse la partie immergée

L’un peut aller avec l’autre, évidemment, mais malheureusement j’ai vu sur LinkedIn beaucoup de l’un et peu de l’autre. En cette année si particulière, ça peut se comprendre : lister tout le positif ça ne fait jamais de mal mais je ne souhaite pas en rester là.

Mon bilan de 2020 est donc double. J’ai 2 regards différents sur cette année et les deux sont vrais, mais c’est probablement en mêlant les 2 dimensions qu’on obtient la juste vision.

Commençons par un bilan conventionnel et plein de chiffres comme on les aime

Vous en voulez encore ?

Vous êtes toujours là ? Cool mais on va s’arrêter là car le plus intéressant est à venir.

Parlons maintenant plus franchement des difficultés voire des échecs rencontrés en cours de route

Entreprendre est tout sauf un long fleuve tranquille. Et le faire en 2020 a demandé probablement encore plus d’énergie (et de folie peut-être?).

En effet, j’ai décidé de me lancer en janvier et seulement 1 mois après, la pandémie a pointé le bout de son nez. Dès le début, j’ai dû composer avec des premières missions annulées. Et là, pas mal de questions se sont posées : Je fais quoi ? J’arrête l’aventure là ? Je vais faire mes armes au chaud dans un cabinet RH installé ? Ou bien je fais machine arrière et je reprends un poste confortable en stratégie marketing et commerciale dans l’univers du sport ? Ou alors je continue mon aventure et je me donne à 200% ?

J’ai continué BOOST car j’étais intimement persuadé que cette crise allait avoir un double impact :

  • D’une part, un impact sur les entreprises en les poussant à repenser profondément la place de l’humain dans leur organisation
  • D’autre part, elle allait aussi être un moment de vérité pour de nombreuses personnes en recherche de sens et d’utilité

Et la suite m’a plutôt donné raison puisque des discussions puis des contrats se sont ainsi générées grâce à cette crise. Cela m’a d’ailleurs renforcé dans l’idée de proposer une organisation à la fois au service d’entreprises ET d’individus. Cela m’a aussi prouvé (une fois de plus) qu’il y avait des besoins en conseil en stratégie et organisation non couverts, dans le monde du sport notamment.

Quelques mois après, c’est en discutant avec mes premiers clients que je me suis rendu compte qu’il était urgent de proposer un autre pilier complémentaire au recrutement, au coaching, et au conseil en stratégie: l’outplacement, ce sera donc le 4ème pilier.

Mais tout ceci ne s’est pas fait tout seul et encore moins sans efforts voire sacrifices. J’ai eu le plaisir de pouvoir compter sur un réseau enthousiasmé par le projet BOOST et la nouvelle philosophie qui va avec. Certains m’ont apporté des conseils, d’autres des coups de pouce et tous des coups de BOOST. Avec l’enchaînement des missions, il a fallu bosser comme un dingue, le soir, le week-end. En un sens, le 1er confinement m’a aidé à me focaliser sur le lancement de BOOST et la satisfaction des premiers clients . Mais les nuits étaient courtes et les moments de détente assez rares.

D’un poste de Direction chez ASICS où mon rôle principal était de manager une équipe marketing, je suis passé, en créant BOOST, à un rôle solitaire où il fallait tout faire soi même. C’était une petite révolution à laquelle j’aspirais mais pour laquelle on n’est peut être jamais totalement prêt.

Je suis évidemment passé par des moments de doutes et de stress. J’ai dû perdre quelques cheveux au passage. Je me suis parfois pris des murs. J’ai tenté des choses qui n’ont pas abouti.

J’ai dû faire des choix personnels dont je ne suis pas fier aujourd’hui car ils étaient mauvais, tout simplement.

Quoi précisément ? Quelques exemples :

  • J’ai accepté des interventions dans certains écoles que j’aurai du gentiment décliner car me concentrer sur l’essentiel : je me suis un peu trop dispersé.
  • J’ai mis beaucoup d’énergie dans des projets qui ne se sont pas (encore) concrétisés… mais qui ont eu le mérite de me faire formaliser des éléments qui, demain, serviront à d’autres occasions, j’en suis certain.
  • Je suis devenu papa entre-temps et j’aurai clairement pu mieux gérer l’arrivée de mon bébé quitte à mettre en pause le développement de BOOST.
  • J’ai tous les jours été tiraillé entre passer du temps sur la structuration de l’entreprise d’un côté et son développement commercial de l’autre. Voir passer des opportunités devant ses yeux mais décider de se concentrer sur les fondations. Oui cela a été très frustrant mais je crois que c’était un mal nécessaire, surtout en fin d’année 2020.

Vous me suivez toujours ?

A l’été, j’ai commencé à “sortir du bois” en communiquant de manière plus “officielle”, via LinkedIn essentiellement. C’était presque mes premiers pas sur Linkedin avec, évidemment, la peur de mal faire. J’ai donc pris beaucoup de conseils, lu pas mal de littérature sur le sujet et au final j’ai décidé de me lancer à ma manière, avec la naïveté qui me caractérise. On était en août et j’ai publié une première séquence de posts pour donner des idées de lecture/documentaire/podcast à celles et ceux qui étaient en vacances. On m’avait déconseillé de le faire car “personne est sur LinkedIn en août” et au final, mon post le plus vu (sur les 44 que j’ai posté en 2020) correspond à cette période… Learning : savoir prendre conseil mais oser également 😉.

La communication aidant, les missions se sont ensuite enchaînées au point de pouvoir recruter une première puis une seconde personne. Ce sera dans un premier temps Robin, un ancien coaché qui est tenté par l’idée de passer de l’autre côté de la barrière pour y apporter son regard stratégique, son sens critique et son accent chantant. Tout s’est passé de manière très fluide mais je savais que je “jouais gros” bien conscient que les premiers recrutements sont souvent déterminants. A peine arrivé, sa mission sera d’ailleurs de m’aider à trouver la troisième personne qui sera donc Melike.

D’autres personnes se présentent pour rejoindre l’aventure sur des formats divers mais la raison a repris le dessus et on a donc décidé collectivement de ne pas aller trop vite. Là encore, des décisions pas forcément évidentes à prendre. L’avenir nous dira si nous avons eu raison d’avancer ainsi.

Voilà, vous savez tout !

Ou presque. Vous l’avez compris, l’idée de cet article n’était pas de raconter ma vie mais bien de vous donner un éclairage sincère, authentique qui, peut être, peut vous être utile dans la votre.

Rdv dans un an pour se parler de 2021 ?

Co-founder de BOOST, recrutement, chasse de pépites et accompagnement de carrière dans tous les univers passion (sport, entertainment…)

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