LinkedIn, une année d’amour ❤️

Mes débuts, mes coups de gueule et mes learnings de cette 1ère année d’amour avec LinkedIn

Il y a un an, je connaissais LinkedIn. LinkedIn savait également que j’existais mais on ne s’était pas encore rencontré. Depuis, notre relation a bien évolué. Je ne suis toujours pas un pro de la plateforme mais je ne suis plus un rookie non plus. Avant, j’étais, peut être comme vous, un consommateur occasionnel de contenus sur LinkedIn. Je m’y baladais de temps en temps mais je ne contribuais pas. Je distribuais quelques likes et, plus rarement, je posais un commentaire mais c’était tout. Maintenant, vous l’avez probablement remarqué, je m’y suis mis sérieusement. Enfin, j’ai surtout sérieusement décidé de m’éclater avec cet outil. Et en chemin j’ai pas mal appris.

Je me propose donc de vous raconter cette 1ère année faite de changements d’avis, de tests, de plaisir et d’apprentissages. Je vous partage tout cela en essayant, comme toujours, de vous être utile, tout simplement. En effet, mon propos ne vise pas à faire de vous des excités de LinkedIn. On commence à être déjà un paquet. Mais cela peut vous amener à décoder certains messages que vous voyez passer et, peut être vous aider dans certains projets pro ou perso pour lesquels LinkedIn pourrait être un levier intéressant. Car au final, LinkedIn, ce n’est qu’un outil. Et, comme pour tous les outils, c’est ce que vous souhaitez/pouvez/allez faire avec qui est le plus intéressant.

Mon “passif” sur les réseaux sociaux et donc mon état d’esprit avant de faire mon tout 1er post

Sincèrement, je ne pensais pas du tout que j’étais en train de mettre le doigt sur un outil que j’allais apprendre à découvrir, apprécier et avec qui j’allais pouvoir jouer, lentement mais sûrement.

A l’époque, mon rapport aux réseaux sociaux était devenu assez limité. Plus jeune, j’avais une utilisation assez intense des réseaux sociaux au point de passer pour l’un des digital native de la FFF en poussant, avec mon ami Julien Poinsot, à la création d’une page Facebook pour l’Équipe de France (et oui ce n’était pas une évidence), à l’utilisation de Foursquare, de Pinterest et j’en passe.

Puis je me suis gentiment éloigné pour ne pas dire assoupi voire rouillé. Le tour du monde que j’ai eu la chance de faire en 2016/2017 (en tongs et en sacs à dos) a été l’occasion de m’y remettre un peu via l’animation d’une page dédiée sur FB (Insta n’était pas ce que c’est aujourd’hui) couplée à une chaîne Vimeo.

Puis mon expérience chez ASICS a failli être le coup de grâce. Pourquoi ? Parce que j’ai dû participer à un écosystème auquel j’avais, a priori, du mal à accorder de la valeur éthique : l’écosystème de l’influence et donc des influenceurs. Mais j’ai voulu comprendre ce monde, cette “verticale marketing” en invitant la cheffe de projet de mon équipe (Romane Chartier Vandekerckhove) à adopter une approche assez froide/analytique, et c’est ainsi qu’elle a pu me convaincre (et un paquet d’autres indécis) de l’intérêt de la chose, chiffres à l’appui, et au passage me faire changer d’avis pro sur ces influenceurs.

Pour ce qui est de mon avis purement perso, il s’est lui affiné, précisé en réalisant qu’il y avait, certes, des influenceurs, comme sur LinkedIn, qui sont massivement suivis mais disent des choses assez plates et d’autres moins suivis mais qui apportent elles/eux des contenus intéressants/engagés/avec du relief parce que authentiques, honnêtes et assez frais au final. Je voyais bien qu’il existait donc une voie pour ce type de “positionnement” et ce quelque soit le réseau social.

C’est avec tout ceci en tête que je publie donc le 13 avril 2020 mon 1er post LinkedIn.

Le 13 avril 2020 : le jour où tout a commencé ?

Je me souviens encore de ce moment. On était confiné, oui déjà, dans mon premier bureau qui deviendra prochainement la chambre de mon futur enfant. J’étais un vrai bizuth de LinkedIn, un peu comme une personne qui a déjà vu beaucoup de voitures dans sa vie mais n’a jamais essayé d’en conduire une.

J’étais même assez ridicule : je ne savais pas comment écrire un texte adapté et si je devais ou pas ajouter une photo, taguer des personnes, mettre un # spécifique, poster à un moment particulier, etc. Bref, j’étais perdu car ignorant.

Mais j’ai posté, comme ça, en essayant de faire au mieux. C’était un post pour #TousenBlanc, un mouvement que nous avions lancé avec Aurélie Hoefs, Jauffray Dunyach, Thomas Remoleur et Kevin Benharrats pour fédérer et mobiliser le monde du sport derrière les soignants.

Voilà, c’est posté. Et maintenant ?

Ensuite, confinement oblige, je ne pouvais plus faire de dej. Donc j’ai profité de ces midi “gagnés” pour mieux comprendre ce jouet que je venais d’utiliser pour la première fois. Quelques semaines après, je décroche une mission pour recruter un top profil pour une agence donc j’en profite pour tester concrètement la puissance de l’outil dans ce contexte là et, là encore, je ne suis pas déçu !

Puis l’été arrive. Un été particulier où nous étions, avec ma femme, dans l’attente de notre petit ange qui avait décidé de jouer les prolongations. J’ai donc décidé de profiter de cet été à Paris pour partager quelques idées de lecture, de films, de témoignages pour celles et ceux qui étaient en vacances, comme ça, gratos, avec l’idée que cela pouvait peut-être intéresser certain.e.s. Et je suis alors halluciné par les retours que j’ai, ce qui me donne l’envie et l’énergie de prolonger la chose.

Et c’est alors que je me suis rappelé un élément que j’avais (volontairement ?) zappé pendant mes 6 mois de formation en bilan de compétences : j’aime écrire. Dans mes expériences précédentes, j’étais réputé pour faire des mails fleuves. Derrière ce mauvais réflexe, il y a avait probablement une vraie envie qui n’attendait qu’à s’exprimer.

J’ai donc profité de ces posts sur LinkedIn pour écrire, tout simplement. Sous la forme de billets d’inspiration pendant tout un mois d’août. D’ailleurs, on m’avait dit de ne surtout pas poster en août … eh bien c’est le premier learning que je retiendrai : savoir se renseigner mais ne pas forcément faire ce que tout le monde dit, surtout si on souhaite faire différemment, et encore plus quand on fait cela sans enjeux business dans un premier temps !

Avec le recul, je me rends d’ailleurs compte qu’il y a beaucoup de personnes qui conseillent sur l’utilisation de l’outil mais ne font au final que répéter ce qu’il y a écrit un peu partout sur la toile. Le pire, c’est que certains se disent “coach” alors que ce qu’ils font est aux antipodes des principes de coaching puisqu’ils disent quoi faire exactement et le répètent à qui veut bien les écouter. Certes la répétition crée la fixation mais cela n’a jamais été la solution pour prouver la pertinence d’une recommandation.

60 posts plus tard et quasiment autant de premières fois

Cela fait presque 1 an que je joue à LinkedIn et je me sens un peu plus armé qu’à mes débuts, assez naturellement. Mais je vous rassure, j’ai continué à être un peu perdu face à toutes les autres “1ères fois” que j’ai pu expérimenter : le 1er carrousel, le 1er article, la 1ère vidéo, la 1ère séquence de posts, la 1ère publication en anglais, la gestion de mes premiers haters, etc.

En fait, avec le recul, je me rends compte que je suis vraiment rentré dans cet outil comme on découvre un nouveau jeu. A chaque fois, j’ai tenté une nouvelle fonctionnalité sans savoir ce qui allait/pouvait se passer.

A posteriori, j’identifie 3 principes qui ont drivé ma démarche et qui restent vrais aujourd’hui :

1 — Tester (et donc oser) et cela est probablement très lié à une citation d’un philosophe que j’aime beaucoup :

“Le secret de l’action c’est de s’y mettre” Alain

C’est tout bête mais si vrai.

2 — M’informer pour comprendre a minima les fondamentaux de l’outil et le fonctionnement de l’algorithme notamment pour éviter les flops

3 — Enfin, et surtout, prendre du plaisir en écrivant sur des sujets qui me tiennent à coeur et qui, a priori, peuvent intéresser certain.e.s

Après 1 an, quels sont les apprentissages que j’en tire ?

Je pourrai en partager une bonne dizaine mais je vais me limiter aux 3 principaux :

1 — On peut s’exprimer avec sincérité, passer par un intermédiaire digital, et démultiplier l’impact des messages. Pour le dire plus sèchement, on peut être soi sur LinkedIn et communiquer avec une certaine puissance tout en restant assis sur son canapé, donc c’est à la fois cool et utile.

2 — On peut faire tout cela pour un coût limité voire nul. En un sens, LinkedIn n’a pas (encore) tout monétisé, comme Facebook a pu le faire il y a quelques années, donc profitez en. L’investissement est plus une question de temps que d’argent au final.

3 — On peut, comme tous les outils qu’on apprécie, devenir accro. Attention donc à bien se donner un cadre pour garder une certaine forme de distance et de recul. Surtout quand l’outil devient, comme cela a été le cas pour moi, un vrai accélérateur de développement de votre entreprise.

Et comment sait-on si on est sur la bonne voie ?

Tout dépend de votre objectif évidemment. En ce qui me concerne, c’est assez simple : j’aime de plus en plus partager mes convictions, mes galères et, cerise sur le gâteau, cela semble plaire à de plus en plus de monde bien au-delà de mon réseau proche au point de générer des retombées inattendues sur BOOST. Donc que du positif ! Et cerise sur le gâteau, j’ai eu le plaisir de me reconnecter, via mon activité LinkedIn, avec des amis de lycée et même du collège.

Ok donc jusque là, tout va bien, et après ? La 2ème année sera-t-elle aussi coeur coeur que la première ?

On verra. Tout simplement. Certains me demandent si je vais aussi m’impliquer sur Twitter ou sur Insta par exemple. Ce n’est pas à l’ordre du jour. A la fois parce que ces réseaux répondent moins à ce plaisir d’écrire et aussi parce que je dois prioriser pour ne pas me disperser. C’est le danger auquel sont confrontés beaucoup d’entrepreneurs et clairement je n’échappe pas du tout à la règle.

Certains autres amis me demandent si je pense continuer quand la vie aura repris son cours “normal” avec, notamment, le retour des cafés, des dej et des apéro qui étaient, avant, ces moments de partage privilégiés. Et je ne sais pas sincèrement. Mais je crois que je continuerai tant que je considérerai avoir des choses pas trop déconnantes à partager. C’est surtout cela le juge de paix, covid ou pas 😉

Et cela ne te prend pas trop de temps au final ?

Oui et non. Ce qui prend du temps, c’est le détail. Tomber un post, cela peut aller, très très vite. Mais le peaufiner peut être très chronophage. Il faut donc réussir, et perso j’ai encore des progrès à faire là dessus, à se forcer à rester dans un timing défini.

C’est d’autant plus vrai que je tiens à partager des points de vue très perso histoire d’apporter quelque chose de + aux débats. Je ne me contente pas de repartager un lien d’un media. Ou quand je le fais, j’y ajoute toujours mon regard en essayant de l’étayer. Mécaniquement, mes posts sont donc plus longs que la moyenne donc un peu plus longs à préparer.

En toute transparence, à présent, je ne suis plus vraiment tout seul et cela ne se fait plus comme avant : maintenant je n’écris plus mes idées dans mes notes de mon iPhone : je les pose directement dans une page Notion dédiée à cet effet. Je prends ensuite 1h ou 2 par semaine pour tomber quelques posts et, une fois bien avancés, je les ajoute à un planning édito, toujours sur Notion, et c’est alors Melike dans l’équipe qui prend le relais pour peaufiner, illustrer, publier et parfois l’adapter pour le compte de l’entreprise. Mais ça c’est la théorie car en pratique, la boite à idées sur Notion est surtout le moyen pour Melike de canaliser bien gentiment mes (trop) nombreuses idées de post. 😌

Je vais également essayer de capitaliser, en 2021, sur le format article en tentant (et oui on y revient encore) une co-rédaction à l’image d’une discussion. Le prochain se fera avec Etienne Cassagne a priori.

Quelques conseils pour la route ?

Un seul : si jamais cela vous tente alors lancez-vous ! Vous apprendrez très rapidement en chemin ! Et vous verrez, le chemin est plein de belles surprises ! En écrivant ces dernières lignes, je pense à Mathieu Stefani, le fondateur du podcast GDIY qui m’avait dit de même pour le podcast. Donc il n’est pas impossible que je revienne vers vous prochainement dans un format podcast !

PS : je ne sais pas si j’irai jusqu’à oser écrire un livre mais chaque jour qui passe m’en rapproche comme vous pouvez vous en douter.

Le (vrai) mot de la fin ?

LinkedIn est encore sous exploité par de nombreux individus qui pourraient pourtant en tirer un fort retour sur investissement (comme les personnes en transition pro ou les auto entrepreneurs par exemple). Il en est de même pour beaucoup d’entreprises qui n’ont pas encore pleinement réalisé le potentiel de cette plateforme, et pas que pour leurs enjeux RH de recrutement… BOOST proposera bientôt un service à ce sujet 😉 #teasing

Alors ça vous a intéressé ?

Si oui, alors peut être que cela peut en intéresser d’autres ? Et si vous n’avez pas aimé alors faites le moi savoir également svp ; Feedback is a gift et j’adooore les cadeaux !

Co-founder de BOOST, recrutement, chasse de pépites et accompagnement de carrière dans tous les univers passion (sport, entertainment…)

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